Mon enfant est stressé et ça me stresse !

 

À 23 ans, j’avais quatre enfants ! Malgré toute la bonne volonté du monde, mes enfants ont inévitablement vécu du stress et de l’anxiété à un moment donné ou à un autre. La première chose que je regardais en m’ouvrant les yeux, c’était l’heure affichée sur le cadran ! Ces chiffres décidaient du niveau de stress qui partait notre journée. M’accorder dix minutes de sommeil de plus un matin pouvait complètement chambouler l’ambiance jusqu’au coucher. Quand je réalisais que je n’étais pas dans les temps prévus, mon cœur s’accélérait instantanément et le stress montait en flèche. S’amorçait alors la course folle de réveiller mes enfants, les faire déjeuner, souvent rapidement, sans qu’ils aient le temps de terminer. Oups, une feuille à signer pour l’école à la dernière minute, oups, c’est la journée rouge et blanc à la garderie ! Déshabille et rhabille ! Oups le téléphone sonne, oups un pipi par terre, ah non ! Trouve pas la suce ! Et le summum…oups, c’est l’hiver et il faut enfiler les habits de neige. Mon chum ? Il dort, il travaille de nuit…

Ce qui m’a sauvé la vie, c’est mon sens de l’organisation. Quand j’ai trouvé le courage d’appliquer une discipline d’organisation, ça a fait toute la différence. Nous avons le pouvoir en tant que parent de trouver la formule qui permettra à nos enfants de diminuer le plus possible le stress qui les habite. Nous avons le pouvoir de changer les choses, de palier à cette problématique de plus en plus courante. Les parents sont de plus en plus essoufflés et les enfants aussi. J’ai fais le choix en tant que parent, de limiter au minimum les activités les soirs de semaine. La fin de semaine était libre le plus possible de toutes activités programmées. Pour d’autres, la réponse sera ailleurs. Il n’y a pas de bon ou de mauvais truc, il y a celui qui fonctionne pour notre famille.

En tant qu’éducatrice en garderie durant 15 ans, j’ai bien souvent été témoin du stress occasionné par les matins pressés chez les enfants entre autres. Les enfants pleurent alors plus facilement, ils sont plus sensibles aux conflits qui peuvent survenir en cours de journée et laissent aller le parent avec plus de difficulté. L’important n’est pas de se culpabiliser mais de passer en mode solutions pour diminuer le plus possible les impacts négatifs qui en découlent.

L’enfance passe vite, pourquoi ne pas ralentir le pas et la savourer pleinement, emmagasinant ainsi de précieux souvenirs que vous aurez amplement le temps de chérir quand ils seront grands !

Ne pas manquez prochainement, le 17 novembre :  Guider mon enfant vers la détente, lui apprendre à se détendre au quotidien.

De notre collaboratrice, Caroline Demers, mère de quatres garçons!

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